23.07.2012

Le premier ministre du Royaume de Thaïlande à Paris et à Berlin

Yingluck Shinawatra veut accroître les échanges économiques


Le premier ministre du Royaume de Thaïlande en discussion avec Andreas Klippe

Berlin et Paris, 18 au 21 juillet 2012 - Le premier ministre Yingluck Shinawatra a rencontré le président français François Hollande à Paris après avoir parlé avec la chancelière allemande Angela Merkel. Le but de ces deux rencontres était d’améliorer les relations politiques, mais avant tout de renforcer les liens économiques. Andreas Klippe du groupe DR. KLIPPE consult a pu parler à Mme Yingluck Shinawatra et à ses ministres à Berlin.

La France et l’Allemagne étaient les premiers pays que Yingluck Shinawatra a visités en dehors de l’Asie. La Thaïlande s’attend à améliorer ses relations économiques non seulement avec l’industrie lourde, mais avant tout avec les petites et moyennes entreprises.

Le traitement des eaux, les énergies renouvelables, l’automobile et l’industrie ferroviaire sont des branches prioritaires en Allemagne. En France, on compte sur « l’art de vivre » dans les projets de trains à grande vitesse et d’infrastructures, la gastronomie, la mode, les produits de la pêche et aussi le secteur de l’énergie. Après les inondations gigantesques de 2011, la Thaïlande a déjà commencé à introduire des mesures pour la protection contre les crues. Mais l’application dans les municipalités et dans l’industrie n’est guère efficace. Arak Chonlatanon, le ministre de l’énergie, a souligné que « la Thaïlande possède déjà des énergies renouvelables, mais cela n’est pas assez. Nous voulons élargir la partie verte à 30 % de la consommation d’énergie en 2020 ».

Le ministre de l’industrie, le professeur M. R. Pongvas Svasti, a expliqué que « la Thaïlande est très bien positionnée dans le secteur de l’automobile. On veut battre l’Allemagne dans l’export en 2020. » Une déclaration comme celle-là devrait être prise au sérieux. Qui aurait pensé il y a quelques années, que la Chine pourrait vendre plus de machines-outils que le champion du monde allemand ?

La création d’un réseau ferroviaire et d’un réseau à grande vitesse dans toute la région d’ASIE du Sud-est n’est pas seulement portée par la Thaïlande. Le projet le plus grand s’appelle « Greater Mekong Sub region Transportation Routes » et englobe tout le territoire comprenant le Myanmar, la Chine, le Viêtnam, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et la Malaisie. Y-aura-t’il une grande part réservée aux entreprises françaises et allemandes ?

La France et l’Allemagne argumentent beaucoup trop sur les détails de leurs produits et leur qualité. Et, en expliquant comme les produits sont merveilleux, ils oublient d’intensifier les contacts personnels. Cela s’appelle « Guanxi » en Chine. Il est très difficile, très souvent même impossible, d’établir des relations étroites sans « Guanxi » en Asie et bien sûr en Thaïlande. Celà dure très longtemps et çelà coute énormément d’argent, lorsque Français ou Allemands pensent « á établir ces relations par eux-mêmes ». Aucun contrat important ne sera signé en Thaïlande sans avoir les « vrais contacts ». Mais une fois ces contacts établis, les Français ou les Allemands peuvent être sûrs d’avoir en Thaïlande, quelqu’un de confiance et qui va servir de partenaire sur une longue période. La règle la plus importante en Thaïlande dit que le « Know-who » est beaucoup plus important que le « Know-how ».

Le premier ministre Yingluck Shinawatra a remercié de nouveau la France et l’Allemagne pour le soutien immense lors de la catastrophe du Tsunami de 2004, ainsi que pour leur solidarité après les terribles inondations de l’année dernière.

Elle a exprimé, qu’en dépit de la destruction et des inondations, la Thaïlande est un pays d’Asie avec une grande force économique, qui est prêt à s’améliorer durant les années à venir. Mme Shinawatra a remarqué que le moteur de ce développement est la création en 2015, de la plus grande zone économique au monde. Cette zone est déjà en train de se développer entre les dix pays de l’association des pays d’Asie de Sud-est - dont la Thaïlande était un des membres lors de sa création en 1967 – et la Chine. La population de l’association est de 600 millions d’habitants ; la communauté européenne n’en possède que 500 millions.

Yingluck Shinawatra a invité les entreprises françaises et allemandes à investir en Thaïlande et à profiter de ce pays comme « base d’activités » dans la région de l’ASEAN. Son slogan est « Pense en Asie, investis en Thaïlande ».


Andreas Klippe
Conclusion des discussions avec le premier ministre, le ministre de l’industrie, le ministre de l’énergie du royaume de Thaïlande le 18 juillet 2012 à Berlin et du voyage en France